Immobilier 2026 : toutes les nouveautés à connaître en Belgique

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19-01-2026
Anaïs Eloy

L’année 2026 s’accompagnera de plusieurs évolutions importantes pour le secteur immobilier en Belgique. Fiscalité, énergie, location, rénovation… sans bouleverser totalement les règles du jeu, ces changements auront un impact concret pour les propriétaires, investisseurs, acheteurs et bailleurs.

Voici un tour d’horizon des principales nouveautés à connaître pour bien anticiper 2026.

Des taux hypothécaires plus lisibles

Après plusieurs années de fortes variations, les taux hypothécaires devraient évoluer dans un cadre plus lisible en 2026.
Sans revenir aux niveaux historiquement bas, cet environnement plus stable permet aux candidats acquéreurs de se projeter plus sereinement dans leur projet immobilier.

Primes énergie et rénovation : un système réformé

Contrairement à une idée reçue, les aides à la rénovation énergétique ne disparaissent pas en 2026. En revanche, elles évoluent fortement.

Les primes deviennent plus ciblées, avec :

  • des montants davantage liés aux revenus,
  • un accent mis sur les rénovations énergétiques lourdes,
  • des conditions plus strictes (audit énergétique, performances à atteindre, types de travaux).

Les travaux liés à l’isolation et aux systèmes de chauffage plus performants restent prioritaires, mais le système est moins généreux et plus sélectif qu’auparavant.

Un précompte immobilier sous pression

En 2026, le précompte immobilier pourrait augmenter pour de nombreux propriétaires.
Si le revenu cadastral est indexé chaque année, certaines communes ont également décidé d’augmenter leur part d’impôt, appelée centimes communaux.

Concrètement, cela signifie que, même sans modification du bien, la facture fiscale pourrait être plus élevée dans certaines communes. L’impact variera selon la localisation du bien, chaque commune appliquant ses propres taux.

La digitalisation au service des transactions immobilières

La digitalisation des transactions devient la norme. Grâce aux visites virtuelles, aux signatures à distance et aux plateformes numériques, les démarches sont plus fluides, les délais raccourcis et le suivi des dossiers plus clair, tant pour les acheteurs que pour les vendeurs.

Fin des derniers avantages fiscaux liés aux crédits immobiliers

À partir de la déclaration fiscale 2026, les derniers avantages fiscaux liés aux crédits immobiliers pour les biens autres que la résidence principale disparaissent définitivement.

Les intérêts d’un crédit contracté pour un bien locatif ou une résidence secondaire ne pourront plus être déduits, quelle que soit la date de souscription du prêt.
Cette évolution concernera principalement les investisseurs locatifs et implique une approche plus réaliste du calcul de rentabilité.

Primes énergie et rénovation : un système réformé

Contrairement à une idée reçue, les aides à la rénovation énergétique ne disparaissent pas en 2026. En revanche, elles évoluent fortement.

Les primes deviennent plus ciblées, avec :

  • des montants davantage liés aux revenus,
  • un accent mis sur les rénovations énergétiques lourdes,
  • des conditions plus strictes (audit énergétique, performances à atteindre, types de travaux).

Les travaux liés à l’isolation et aux systèmes de chauffage plus performants restent prioritaires, mais le système est moins généreux et plus sélectif qu’auparavant.

Performance énergétique : des exigences renforcées

La performance énergétique des logements prend une place de plus en plus centrale en 2026, dans toutes les régions du pays.

Les exigences en matière de PEB se renforcent progressivement, ce qui signifie que les logements les moins performants devront faire face à davantage de contraintes :
travaux à prévoir, impact sur la valeur du bien et sur la facilité de louer ou de vendre.

Même si les règles diffèrent d’une région à l’autre, la tendance est claire : les biens énergivores deviennent de moins en moins attractifs sans rénovation.

Mise en location : des critères plus stricts

En 2026, les logements mis en location devront répondre à des critères minimaux plus exigeants en matière de qualité, de sécurité et d’équipements ainsi que les superficies minimums louées.

Certaines normes portent notamment sur les superficies et les hauteurs sous plafond, qui varient selon la Région.

Un logement non conforme n’est pas automatiquement interdit à la location, mais il sera plus difficile à louer et pourra nécessiter une mise en conformité. Les bailleurs s’exposent également à davantage de contrôles, en particulier dans certaines zones urbaines.

L’objectif affiché est d’améliorer la qualité globale du parc locatif.

Moins de projets neufs, plus de reconversions

Le marché du neuf continue d’évoluer dans un contexte de contraintes importantes : coûts de construction élevés, délais et complexité des permis.

En parallèle, la reconversion de bureaux en logements ou en projets mixtes devrait se poursuivre en 2026. Cette tendance vise à répondre aux besoins en logement tout en adaptant le bâti existant aux nouveaux usages urbains.

En conclusion

L’année 2026 ne marquera pas une rupture brutale, mais bien une série d’ajustements structurels.
Fiscalité plus exigeante, énergie au cœur des décisions, exigences accrues pour la location : le marché immobilier devient plus sélectif et plus encadré.

Dans ce contexte, anticiper ces évolutions, privilégier la qualité et intégrer la performance énergétique dans chaque projet seront des leviers clés pour rester serein face aux changements à venir.

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